OÙ T’ES ? MOTIVATION OÙ T’ES ?

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Fille brune aux yeux clairs remplis d’ambition et de rêves recherche désespérément l’envie d’avoir envie. Grande motivation appréciée.

Je te préviens, ce post est un peu long et demande une attention particulière car nous allons philosopher un petit peu (philosophie de seconde zone hein pas du Freud mes couilles).

Nous allons parler de la MOTIVATION, sujet traité inlassablement et de pleins de manières avec pour principal objectif  de trouver des conseils et astuces pour se motiver et surtout RESTER motivé.

Mais ce que je te propose aujourd’hui c’est de t’expliquer POURQUOI on n’est pas motivé, même quand il s’agit de projet ultra super cool.

Ah cool, donc c’est un article qui va pas nous dire comment être motivé mais au contraire légitimer le fait que l’on n’est pas motivé ?

Et bien oui 🙂 J’adore comprendre les choses même si je n’ai pas forcément le résultat escompté à la fin. On dit que le savoir sans action ne sert à rien mais moi je suis de ceux qui on besoin de comprendre pour agir, qui n’arrive pas à appliquer sans en comprendre les raisons même si ça fait pourtant gagner du temps et puis surtout j’aime les belles théories. Après cette minute confession, rentrons dans le vif du sujet.

Pourquoi ne sommes nous pas toi et moi motivés à réaliser nos rêves ?

MOTIVATION : FLEMME OU PEUR DE L’INCONNUE ?

Pour atteindre ses objectifs il faut se donner les moyens, c’est à dire s’investir personnellement.

En toute logique, on devrait être prêt à tout pour suivre nos envies. Qu’on ne trouve pas la motivation d’aller faire les courses c’est compréhensible, mais pour réaliser nos rêves, merde la simple envie devrait suffire à nous faire pousser des ailes ! Mais non on reste à l’état de réflexion, dans nos petits chaussons et ciao bonsoir ! Et la principale raison que nous mettons en lumière est : LA FLEMME

Nous pensons avoir la flemme de réaliser les objectifs qui nous tiennent à coeur au même titre que de faire le ménage. Mais tu es d’accord pour affirmer qu’avoir une maison propre ne t’apportera pas autant de bénéfice personnel et de satisfaction que de lancer ton site de vente en ligne de produits fermiers biologiques dont tu rêves depuis 10 ans ? En conclusion, si le niveau de satisfaction est différent il en va de même pour les causes de ton inaction.

Mais alors, si ce n’est pas par flemme pourquoi est-ce difficile de se bouger pour réaliser nos rêves ?

MOTIVATION : ENTRE FACILE ET IMPOSSIBLE

Dans ma dernière question attardons nous un moment sur le mot « difficile » en ce sens que… (bon j’arrête ça fait trop philosophe petites lunettes rondes et pull fin synthétique à col roulé gris souris), donc je disais sur le mot « difficile ». Ce mot signifie « qui n’est pas facile », « qui demande de gros efforts », qui est « pénible, dur, relou, casse-couille ».  Exemple, se lever tôt le matin est difficile (pour certaines personnes) car ça demande un effort important, mais s’il faut se lever car on va travailler on le fait quand même. Notre travail peut être difficile s’il demande une grande concentration et des compétences particulières mais nous nous y attelons quand même.

Mais quand il s’agit de bosser sur ses projets personnels, le simple fait de s’assoir à une table et d’y consacrer quelques minutes par jour pour avancer relève de l’impossible. Aller marcher 30 minutes 2 fois par semaine ne demande pas de compétence particulière mais n’empêche que passer le pas de la porte nous semble parfois le bout du monde. Donc trouver la motivation pour accomplir notre rêve,  quelqu’il soit, ne dépend pas de la difficulté de ce dernier. 

Si ce n’est pas par flemme ni par difficulté, pourquoi est-ce que je procrastine ?

Pour y répondre je reprendrais les termes du philosophe, thérapeute et romancier Denis Marquet (et oui madame lit de la philosophie, oui madame ne dit pas que des bêtises) qui dit à travers un de ses personnages de roman :

Agir c’est réaliser ce qui est impossible. Faire c’est se limiter au champ du faisable.

En somme, accomplir un rêve, atteindre un objectif, s’adonner à une passion, se donner dans un projet personnel, bref agir pour soi nous demande bien plus qu’une simple action.

MOTIVATION : LA DIFFÉRENCE ENTRE FAIRE ET AGIR

Avant de vous dire comment « réaliser l’impossible », j’aimerai vous expliquer la différence entre faire et agir. Je vais d’ailleurs m’inspirer de l’analyse de notre très cher Denis.

Prenons l’exemple de notre ami Johnny. Nous sommes lundi soir, la motivation n’est pas présente, Johnny est devant sa télé, il a zapé 5 bonnes fois en sachant qu’aucun programme alléchant ne fera son apparition dans la minute. Bref, c’est le moment idéal pour éteindre la télé et se mettre enfin sur son projet de fusée spatiale miniature pour participer au GEEK FESTIVAL dont il rêve depuis l’âge de ses 8 ans. Et là, contre toute attente, Johnny se trouve violemment pris d’un intérêt immense pour le télé crochet Joséphine ange gardien (alors que comme 99% des français de 0 à 70 ans il sait que c’est de la merde). Mais ce jour là l’intrigue, le jeu d’acteur, la musique, les répliques, absolument tout le séduit. Bref il ne peut absolument pas louper cet épisode. Tant pis pour sa fusée, ça attendra. Il va même jusqu’à penser que l’histoire de Joséphine va peut-être l’aider à trouver une idée sur le positionnement des réacteurs par rapport à la densité de pénétration du fuselais dans l’atmosphère après dépressurisation…

Pour ceux qui ont vraiment du mal à se projeter dans l’histoire que je viens de raconter, enfin qui ne veulent surtout pas s’avouer à eux même avoir regarder une fois dans leur vie une série française pour personnes âgées, je peux raconter l’histoire de Josy. Sa vaisselle traine dans l’évier depuis un mois et soudain elle lui parait beaucoup plus sexy et alléchante que son projet de devenir danseuse de bossa nova.

Bref toutes ces choses qu’on a horreur de faire, que dis-je, pour lesquels on vendrait père et mère pour ne pas les faire et qui tout à coup deviennent merveilleuses.

Et bien rassures-toi, c’est un mécanisme naturel tout à fait normal. Enfin c’est surtout ce putain de cerveau qui n’en fait qu’à sa tête (ceci était une blague de geek donc c’est normal si tu ne la trouve pas drôle). Bref notre ami Johnny est tout à fait humain (si si les geeks sont des humains, la preuve en image).

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Ceci est une image très clichée d’un geek en pleine puberté

En effet, « faire la vaisselle » est une action que nous SAVONS faire. Un objectif, un rêve, un projet, une envie, comprend à un moment donné quelque chose que nous NE SAVONS PAS faire.

Pour reprendre les dires de notre cher thérapeute, « faire » c’est se limiter au champ du faisable, c’est à dire à nos capacités, à ce que nous connaissons et répétons tous les jours sans besoin de nous dépasser et sans même y réfléchir. À la différence, pour réaliser nos rêves nous devons « agir », c’est à dire aller au delà de ce que nous connaissons et des forces dont nous disposons, en un mot : CRÉER.

MOTIVATION : LE PROCESSUS DE CRÉATION

Monsieur Marquet à dit «Faire, ce n’est que réaliser une idée. Nous concevons mentalement ce qui est souhaitable, puis nous nous attachons à modifier le réel pour y inscrire notre idée. C’est précisément là qu’intervient la notion de difficulté. Car le réel résiste à l’idée. Il nous faut le faire plier, afin qu’il reproduise au mieux notre représentation. D’où la notion d’effort, tellement valorisée dans un monde dominé par la technique… Dans l’acte créateur, au contraire, l’idée n’est pas première. Imagine-t-on un peintre qui se représenterait intégralement son tableau avant de l’exécuter ? Un écrivain qui aurait une idée parfaite de son livre avant de l’écrire ? L’artiste découvre son oeuvre en l’exécutant.»

Je trouve qu’il n’y a rien à redire. Et même s’il parle uniquement des artistes dans ce cas précis, je trouve que l’on peut facilement faire le parallèle à tout projet personnel de vie à partir du moment où nous partons à l’inconnu et que nous agissons pour réaliser quelque chose d’inédit et jamais vu avant dans nos vies.

Nous devons voir chacun de nos projets comme des oeuvres dont nous ne savons encore rien et sans marche à suivre particulière. Et c’est dans cela même que le projet PERSONNEL prend tout son sens. Étant propre à chacun de nous il ne peut pas y avoir une seule et unique façon d’y parvenir. Et je pense que c’est ce qui fait à la fois la difficulté et la beauté d’un projet.

Créer, c’est opérer une réalisation qui dépasse les seules forces de celui qui crée.

C’est à ce moment là qu’entre en jeu l’inspiration.

MOTIVATION : DÉLICIEUSE INSPIRATION

Être inspiré, c’est recevoir quelque chose que l’on ne peut se donner soi-même.

Petit bémol, il n’y a pas de d’élevage d’inspiration dans une ferme à la campagne où on peut venir se servir pour créer notre motivation. L’inspiration ne se cherche pas, elle se trouve. Elle est donnée à un moment, sans raison particulière. L’art de l’inspiration réside dans le fait de se rendre disponible à la recevoir.

Tu sais quand parfois tu travailles tout un weekend sur un projet, tu établis le plan parfait pour y arriver, tu y arrives et le lendemain tu te réveilles avec une toute autre idée qui n’a rien à voir avec tout ce que tu as fait la veille. Et pourtant tu sais que c’est cette dernière idée qui correspond parfaitement. Et bien c’est en cela qu’il faut se fier, c’est comme cela que vient l’inspiration.

Je pense qu’il faut se donner des moments pour accueillir l’inspiration et cela n’est possible que lorsqu’on a enfin relâché la tension de l’effort que l’on s’inflige à « faire » bêtement notre projet. Laissons nous découvrir ce dernier petit à petit, l’expérimenter, l’essayer, le modifier, l’ajuster, le faire évoluer.

Pour conclure, je dirais que la motivation n’est nécessaire que lorsqu’il y a un effort à fournir. Pour nos projets nous devons être inspirés et cela n’est possible que dans la spontanéité.

Faire est le plus souvent difficile, agir est impossible sans l’inspiration, mais facile avec elle.

Je te laisse méditer maintenant sur cette phrase toujours de notre philosophe adoré : 

Agir est le propre de l’humain. L’humanité meurt d’être aux mains des faiseurs.

 

2 Commentaires

  1. Effectivement j’ai mal à la tête maintenant …. (A moins que ce ne soit à cause de la petite chose de 6 ans à mes côtés qui joue au Monopoly et me demande toutes les 10 secondes combien coûte le boulevard de Belleville ! Grrr)
    En tous cas analyse très intéressante qui légitime notre cul assis dans le canapé. Maintenant on sait !! Mais pitié dis moi qu’il y aura un prochain post intitulé « coup de pied au derrière  » ! Personnellement je suis du genre à bouger si je suis sur une trappe qui pourrait s’ouvrir sur un bassin de crocodiles affamés. Malheureusement pour moi c’est pas très facile à trouver…
    Merci pour ce post !
    Et un bouquin de Denis à recommander en particulier ?
    Bisous ma sœur.

    1. Profites de ce moment où elle te demande le prix des choses car dans quelques années elle ne s’en souciera plus et te demanderas directement la somme en question 😉 ahah
      Bien évidemment que des post sont prévus pour justement réussir à aller au delà de nos freins et enfin se mettre sérieusement à nos projets sans avoir à enlever des animaux sauvages de leur milieu naturel pour (la vegan qui ne comprend pas les métaphores ahah) 😉
      Je n’ai personnellement lu aucun livre de Denis mais il en a écrit pas mal, dont les romans (fantastiques pour la plupart) sont plutôt bien notés et avec toujours des petites notions philosophiques j’imagine comme c’est un thérapeute, donc à ajouter peut-être à ma book list 🙂 Tu peux les retrouver ici : http://amzn.to/2eQC1k7
      Gros bisous ma soeur et encore merci pour ton commentaire et ton soutien <3

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