FUCKING BONHEUR CONSUMÉRISTE – PARTIE #1

fucking-bonheur-consumeriste-partie1

Si quelqu’un me posait cette question très simple et pourtant inattendue de nos jours :

« Est-ce que tu es heureux ? »

Et bien après quelques secondes de réflexion entre « Il est sérieux ? Qu’est ce que ça peut bien lui foutre ? » et « Cette question ne mérite peut-être pas que je l’insulte, du moins pas tout de suite.. », je lui répondrais désemparée que je n’en sais absolument rien.

On a l’impression que c’est une question piège et que selon notre réponse la personne en face nous jugera ou nous demandera une justification. Ok c’est assez bizarre, ridicule ou hyper pudique comme question et je ne suis pas certaine qu’avec cette technique on puisse pécho faire de délicieuses rencontres amicales en soirée sous le signe de la jovialité et de la sincérité… Mais quand on y pense, la réponse devrait pourtant être évidente : OUI.

Je peux affirmer sans réfléchir que je ne suis pas malheureuse donc logiquement, je devrais être heureuse (en partant du principe bien évidement que la question soit posée dans un contexte autre qu’un enterrement, après un cours de 3h sur la physique quantique ou un lendemain de soirée quand on  hésite entre se jeter par la fenêtre ou s’enfoncer un tournevis dans l’oeil pour faire cesser le mal de crâne).

Mais alors, si on sait que l’on n’est pas malheureux, pourquoi n’arrive-t-on pourtant pas à affirmer aussi assurément que l’on est heureux ?

MAIS BORDEL C’EST QUOI ÊTRE HEUREUX ?

Oui je suis heureux d’être en vacances aux Maldives, oui je suis heureux de ne pas être spoilé sur  le dernier épisode de GOT, oui je suis heureux d’avoir un supplément bacon dans mon burger. Bref on a pleins de choses au quotidien qui nous rendent heureux.

Mais être heureux dans la vie en générale on ne sait plus vraiment ce que ça signifie.

Aujourd’hui, entre réussite sociale, accomplissement de soi, bien-être personnel et Jean Passe, le bonheur est devenu une vraie quête du Graal.

On se dit que pour prétendre au bonheur il faut réussir professionnellement, personnellement, physiquement, moralement, sexuellement, spirituellement, facilement, piment, excrément et tout autre mot terminant par « ment ».

 

Si tout le monde est d’accord pour dire que piment et excrément sont liés, c’est un peu moins vrai pour l’appréciation de ce modèle de la réussite absolue Malgré tout on veille à suivre au mieux ce schéma de peur d’être différent aux yeux des autres.

Mais d’où nous vient cette obsession du regard des autres pour se sentir bien soi-même ?

UN PEU D’HISTOIRE

Depuis la création de la société, c’est à dire un peuple régit sous les règles d’une autorité supérieure, sont apparus les spectacles de gladiateurs. Si aujourd’hui les mises à mort sont punies par la loi, on peut cependant continuer d’enfermer des gens dans un enclos et assister à leur « affrontements » au quotidien… Ça ne vous rappelle rien ?

La magnificence de la télé réalité (attendez je nettoie mon clavier)

En gros on nous montre des débiles heureux à la plastique aseptisée « s’entretuant » à coup d’insultes grammaticalement douteuses. Derrière ce divertissement, l’objectif est de nous éloigner des véritables problèmes publiques et de la politique. Ainsi nous restons sagement à notre place et continuons de nous  lever tous les matins afin de gagner rapporter des millions aux plus grands tout en ayant l’impression de faire le bien pour tous.

Sauf que nos gladiateurs manucurés d’aujourd’hui continuent de subsister au delà du « jeu »  à travers les médias et les réseaux sociaux. Leur personnage fictif prend alors le pas sur la réalité jusqu’à véhiculer l’idéologie selon laquelle la célébrité et l’argent sont sources de bonheur

Mélangez à ce problème sociétal et l’explosion des réseaux sociaux une bonne dose de capitalisme et vous obtenez un nouveau marché économique, celui du bonheur consumériste.

« Devenez riche en seulement quelques heures et ayez enfin une vie de rêve. »

« Perdez 90kg en 2 jours et retrouvez une silhouette de rêve. »

Alors si en 2016 on blâme la technologie je pense qu’il faut surtout blâmer les marques qui l’utilisent pour nous faire fantasmer sur nos vies dans le but de nous faire acheter encore et encore.

Cette lucarne sur le monde et ce qu’il veut bien nous montrer de lui nous fait vivre par procuration, nous éloignant ainsi un peu plus de notre réalité et de ce qui est important pour NOUS.

 

POUR RÉSUMER

  • Il nous faut nous détacher de cette image préfabriquée de la « vie de rêve » créée dans le but que de nous faire dépenser nos sous.
  • Le bonheur n’a pas de modèle à suivre car il est différent pour tous.
  • Le seul moyen d’être heureux c’est de réaliser ce qui est réellement important à tes yeux.

Même quand nous sommes prêts à réaliser nos rêves selon nos règles sans tenir compte du regard des autres, la question de l’argent revient quand même sur le tapis avec les investissements financiers que cela demande. Découvre dans cet article que l’argent n’est en réalité pas le problème qui t’empêche d’accomplir tes projets => Fucking Bonheur consumériste Partie #2

  • Yzy

    Ah la la je sens que l’on va être copiiiine!!! J’apprécie ta gamberge en plus t’es lyonnaise enfin super ton article!!
    xoxo
    https://yzystyle.com/

    • Amicalement Folle

      Moi j’aime bien le mot gamberge donc je t’apprécie aussi 😉 ahah Merci pour ton petit com copine lyonnaise ! Je vais te suivre de près car même si je n’ai pas encore d’enfant j’ai des neveux et nièces que j’aime habiller héhé 🙂 Xxx